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L'Histoire du Rock

Il est difficile de dire quand est né exactement le rock’n’roll. Si il y avait une date à retenir ça serait certainement 1953. La chanson Crazy Man Crazy de Bill Haley and His Comets ainsi que Rock around the Clock représentent les premiers pas du rock. C’est donc dans les années 50 que le Rock naît et ses racines sont nombreuses et toutes populaires : le rythm and blues, le country and western, le folk, le blues... C’est pourquoi entre 1954 et 1956 on peut distinguer cinq styles de rock’n’roll : le rock des groupes du nord (Bill Haley), le blues de la Nouvelle Orléans, le country rock de Memphis (rockabilly), le rythm and blues de Chicago et le rock’n’roll interprété par des groupes vocaux.

Le rock naît dans un contexte où le prolétariat américain a besoin d’une musique plus chaleureuse. Il n’emprunte rien à la culture de la bourgeoisie et devient la manifestation de l’anticulture. Il est relayé à la radio par Alan Freed et son show " Moon dog’s rock’n’roll party ".

Le rock " gentil " et raisonnable du début des années 50 dévie fortement avec celui qu’on appelle encore aujourd’hui le King : Elvis Presley fait du rock’n’roll l’image du mal. Le rock devient alors synonyme d’Elvis Presley qui rentre dans la légende tout comme Buddy Holly qui avec Peggy Sue est la principale source d’inspiration de la période " Liverpool ". On peut également nommer Eddy Cochran (summertime), Gene Vincent (Be bop a lula), Jerry Lee Lewis (whole lotta shacking going on) ou encore Little Richard (tutti frutti).

Mais avec le départ d’Elvis Presley au service national et la mort de Buddy Holly (1959) et d’Eddy Cochran (1960), le rock stagne aux Etats-Unis et son renouveau viendra d’Europe et plus particulièrement d’Angleterre . D’ailleurs en Europe, le terme pop music n’a pas du tout la même signification qu’aux Etats-Unis car il renvoi et remplace celui de rock music.

Le renouveau du rock arrive de Liverpool avec les Beatles : en 1965, leurs chansons occupent 8 des 10 premières places des classements américains. L’apport des Beatles à la musique est considérable avec des chansons comme Nowhere man (19655), Eleanor Rigby (1966), Strawberry Fields Forever (1967), I am the Walrus (1967), Revolution (1968), Let it be ( 1970).

Sur la lancé des Beatles, les Rolling Stones se présentent comme leurs rivaux avec des titres comme Carol (1964), Little Red Rooster (1965), Satisfaction (1965), Paint it Black (1966), Let’s spend the night together (1967), Street fighting (1969), Gimme Shelter (1970) ou encore Broun Sugar (1971). Ils reprennent le thème du mal en le poussant à son extrême : dans Sympathy for the devil, Mick Jagger chante : "je suis le diable".

La période anglaise est également marquée par un groupe qui va même jusqu'à tourner en dérision sa propre musique : les WHO inventent la guitare pop ; sur scène les guitares sont brisées, les amplis démantelés. Ils créent même en 1969 un opéra rock " Tommy ", opéra que certains tiennent comme l’œuvre maîtresse de la pop music : Tommy est du rock’n’roll pur.

Du côté américain, le public noir réclame sa propre musique ; la Soul Music. A mi-chemin entre le rythm and blues et le rock, certains groupes et chanteurs vont émerger : Aretha Franklin, Otis Redding, The Temptations, les Supremes, les Miracles ou encore Marvin Gaye jouent une musique basé sur des arrangements sophistiqués et une batterie prédominante. En chantant I’m black and I’m proud, James Brown devient l’idole de cette musique noire.

L’émergence aux Etats-Unis du rock anglais se répercute sur la côte Ouest des Etats-Unis avec des groupes comme Country Joe and The Fish, les Birds, Lovin’ Spoonful ; groupes qui n’apportent pas grand chose de nouveau.

La pop music réclame de nouvelles légendes, des martyrs. Ces nouvelles légendes vont naître (paradoxalement) avec la mort de Janis Joplin puis de Jimi Hendrix. La musique d’Hendrix illustre parfaitement l’aspect magique d’une musique noire très blanche.

En 1968, le chef de file de la musique contestataire est Bob Dylan. Les Beatles disent de lui : " il montre le chemin ". Ce qui fut vrai pendant cinq ans puis Bob Dylan symbolisera seulement la chanson américaine traditionnelle.

La fin des années 60, est marquée par l’essor des festivals et des rassemblements de jeunes (Monterey en 1968, île de Wight en 69 et 70 et Woodstock en 69).

En 1971, même si la pop musique devient plus élaborée, un cycle se termine, et des groupes comme Blood Sweat and Tears, Chicago ou Pink Floyd n’y feront rien. La culture bourgeoise récupère la musique populaire en la privant de son caractère fondamentale ; son accessibilité. La seule exception qualitative à cette époque est sans nul doute l’hommage à la classe ouvrière Working Class Hero de John Lennon.

Dans les années 70, le rock est à la recherche d’un second souffle et c’est dans de telles circonstances que les acteurs remplacent les créateurs : Alice Cooper, Elton John, David Bowie, New York Dolls ou encore Roxy Music vont privilégier la forme plutôt que le fond. Le rock va se diviser en écoles contradictoires , en tendances souvent antinomiques, la grande illusion de la fraternité pop disparaît. C’est ainsi qu’émerge le hard rock, le rock progressiste et le jazz rock (Miles Davis).

Il faut attendre les années 76-77, pour que le rock connaisse de nouveau une mini-révolution. Côté Anglais, le message le plus virulent vient des Sex Pistols avec leur God Save The Queen. Aux Etats-Unis, des groupes qu’on assimilera au mouvement Punk vont également remplacer la rock music programmée et entrer dans la légende : les Ramones, les Talking Heads, Blondie, Television, Patti Smith, Mink Devill ou encore Velvet Underground. Cette tendance à mi-chemin entre le punk et la new-wave va remettre sur le devant de la scène des créateurs aussi différents que talentueux : Elvis Costello, Police, Joe Jackson, Jam, Pretender. A l’opposé les années 70, voient émerger le reggae qui tient en Bob Marley un véritable prophète. A la fin des années 70 naît le disco et ses stars : les Bee Gees, Donna Summer, Grace Jones, Gloria Ganor et le groupe Chic. Certains grands noms de la musique noire vont même s’essayer au disco : Stevie Wonder, Marvin Gaye, Earth Wind and Fire, The Jackson 5, Aretha Franklin...

Dans les années 80, servie par de nouvelles technologies, le rock devient un phénomène universel et quotidien. La rupture Punk/New-wave s’accentue. Les nouvelles personnalités américaines (Blondie, Talking Heads), britanniques (The Clash, The Stranglers, Cure, Elvis Costello, Joe Jackson, Dire Straits) ou encore Police et the Pretenders vont connaître la consécration internationale. Cette révolution commence très précisément en 1982 ; Human League se classe n°1 aux Etats-Unis avec Don’t you want me. C’est le début de la techno-pop made in England qui envahit les Etats-Unis avec Boy George (Culture Club), Annie Lennox (Eurythmics), Duran Duran ou encore Wham (avec George Michaël). Le mouvement s’amplifie avec un nouveau medium : le vidéo-clip. Ainsi plusieurs artistes vont monopoliser les hit-parades des 45 tours comme Michael Jackson avec Thriller, Madonna avec Like a Virgin, Prince avec Music From Purple Rain et Bruce Springsteen avec Born in the USA. C’est aussi l’époque du sampling, des remix... et tandis que Michael Jackson, Prince, Lionel Richie, Kool and the gang, Cameo, Commodores poursuivent la tradition des groupes, la black music revit sous l’impulsion de Kurtis Blow, de Sugar Hill Gang, de Grandmaster Flash, ou encore Run DMC, Eric B & Rakim, Public Enemy, LL Cool J qui annoncent l’avénement du rap. Les Beastie Boys lui ouvriront les portes du marché blanc en 1986-87.

En Grande-Bretagne, un réseau de petites éditeurs de disque révèlent Joy Division et New Order (label Factory) et le label Mute favorise la réussite de la techno-pop de Depeche Mode , de Cocteau Twins et des Smiths. Une profusion de groupes écossais provient aussi sur la scène nationale et internationale emmenée par Simple Minds. Mais le groupe de la fin de la décennie est originaire de Dublin : U2 joue un rock simple exprimant des thèmes humanistes voire chrétiens. Leur album The Joshua Tree place U2 en tête des groupes de rock du monde entier. Les groupes et les chanteurs s’engagent sur ce même thème dénonciateur : Sting, l’irlandais Bob Geldof (qui réussit à mobiliser les plus grandes stars afin de collecter des fonds pour sauver les populations affamées de l’Afrique). Les musiciens africains vont également mêler traditions rythmiques et électroniques : King Sunny Adé, Fela, Youssou N’Dour, Mory Kante, Touré Kunda. L’américain Paul Simon enregistre lui en Afrique du Sud avec des musiciens noirs. Les années 80 sont également marqués par les australiens d’INXS, les allemands Scorpions. Le hard rock renaît de ses cendres (Iron Maiden, Def Leppard, Métallica, Motley Crue, Van Halen, Bon Jovi , Guns n’ Roses) alors que les lobbies puritains réclament la censure du rock.

A la fin des années 80, les artistes retrouvent plus de simplicité avec Suzanne Vega, Tracy Chapman, The Pogues, The Jesus and Mary Chain, The House of Love, Terence Trent d’Arby, tandis qu’aux Etats-Unis on assiste à un retour des vieilles gloires comme Georges Harrison, Keith Richards, Eric Clapton, Brian Wilson, Roy Orbison.

Les années 90 sont dans un premier temps marqué par le retour au premier plan des groupes comme Pink Floyd, les Rolling Stones ou encore par la reformation du Velvet Underground tandis que la carrière de Queen s’interrompt en 1991 avec la mort de Freddy Mercury. Même les groupes disparus sont réhabilités ; c’est le cas des Doors avec la sortie du film d’Oliver Stone (1991). Les artistes d’envergure mondiale continue leur carrière en signant avec les majors Prince chez WEA, M.Jackson chez Sony). C’est à cette époque que le rock redevient un phénomène social sous l’impulsion de la scène bruitiste avec des groupes comme Sonic Youth, Pixies, Nirvana , Pearl Jam, Sound Garden, Smashing Pumpkins. Kurt Kobain qui déclarait en 1989 qu’il voulait révolutionner le rock entre dans la légende du rock en se suicidant le 05 avril 1994. En parallèle au mouvement grunge le rap connaît également un véritable essor avec les gangsta rap de Nigger with Attitude, Ice Cube ou de Snoop Doggy Dogg. C’est aussi en 1989, le succès mondial du Hip-Hop de De La Soul. En Angleterre, la house music trouve une première reconnaissance avec le premier tube uniquement composé de samples Pump up the volume. L’acide house croise le mouvement pop avec les Stones Roses de Manchester ou les Happy Mondays puis c’est l’aboutissement avec Primal Scream en 1991. La reconnaissance internationale viendra d’Islande avec le groupe The Sugarcubes et sa chanteuse Björk. L’acid jazz fait également ses premiers pas au Royaume-Uni avec les succès modérés des Brand New Heavies ou Galliano. Quand à la reconnaissance mondiale, elle viendra en 1994 avec Jamiroquai. Les années 90 voient également l’émergence de la World Music (Peter Gabriel) et du phénomène des enregistrements acoustiques unplugged (du nom d’une des émissions vedettes de MTV).

Les années 90 sont marquées par le mélange des genres qui se traduit par une interprétation des styles dont la fusion des Rage Against the Machine ou Beck, constitue l’exemple le plus avancé , avant que n’éclate aujourd’hui d’autres formes d’expressions musicales. En effet, difficile de définir le rock aujourd’hui, puisqu’on assiste à un éclatement et/ou à des mélanges des genres que se soit en France ou outre-Atlantique : rock français, techno-rock, hard-core, punk rock... puisqu’à chaque naissance d’un groupe on peut lui assimiler un genre bien particulier.

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